Accueil
Financier Vue d'ensemble Assurance vie PER SCPI LODEOM Contrat de capitalisation
Immobilier Vue d'ensemble Jeanbrun Malraux Denormandie Monuments historiques LMNP Déficit foncier Nue-propriété
Simulateurs Diagnostics Articles Contact
Être rappelé 06 76 14 40 89
Financier

PERP : faut-il le transférer vers un PER ?

Beaucoup de mes clients ont un PERP ouvert il y a plusieurs années, presque oublié depuis. Le produit n'existe plus à la souscription, mais le vôtre continue de vivre. Voici comment savoir s'il vaut mieux le transférer.

Mis à jour le 6 septembre 2026

C'est une question que je pose systématiquement en bilan patrimonial : « Vous avez un PERP, un Madelin, un vieux contrat retraite dont vous ne savez plus trop ce qu'il devient ? » La réponse est presque toujours oui, et celle qui suit presque toujours : « Je ne sais pas s'il faut y toucher. » C'est normal, personne ne vous a jamais reproposé de vous en occuper depuis que vous l'avez ouvert.

Le PERP n'existe plus à la souscription, mais le vôtre continue de tourner

Le Plan d'Épargne Retraite Populaire (PERP) n'est plus proposé aux nouveaux souscripteurs depuis le 1er octobre 2020, remplacé par le PER issu de la loi PACTE. Si vous en avez ouvert un avant cette date, il continue de fonctionner normalement : vous pouvez continuer à y verser, le laisser vivre tel quel, ou demander son transfert vers un PER. Rien ne vous y oblige, mais la question mérite d'être posée, ne serait-ce que parce que les règles du jeu ont bougé depuis.

PERP et PER : ce qui change vraiment à la sortie

La vraie différence ne se joue pas pendant la phase d'épargne, mais au moment de récupérer l'argent. C'est là que les deux produits divergent le plus.

Ce qui change entre les deux

La sortie

PERP : rente viagère quasi obligatoire, avec seulement 20 % du capital récupérable en une fois au mieux. PER : sortie 100 % en capital possible, en une fois ou de façon fractionnée, en plus de la rente.

Le déblocage anticipé

PERP : cas limités (invalidité, fin de droits au chômage, surendettement...). PER : les mêmes cas, plus l'achat de la résidence principale, absent du PERP.

La gestion

PERP : souvent figé sur l'allocation d'origine, rarement revu. PER : gestion pilotée à horizon par défaut, qui sécurise progressivement l'épargne à mesure que la retraite approche.

La fiscalité de sortie en capital

PERP : la part issue de versements déduits supporte un prélèvement forfaitaire de 7,5 % après un abattement de 10 %, plus les prélèvements sociaux. PER : cette même part est réintégrée à votre revenu imposable, les gains supportant le prélèvement forfaitaire unique.

Ce qui a vraiment changé depuis 2024 : le coût du transfert

C'est le point que la plupart des articles sur le sujet n'ont pas encore mis à jour. Le décret n°2024-682 du 4 juillet 2024, en vigueur depuis le 24 octobre 2024, a fait passer le plafond des frais de transfert d'un ancien contrat (PERP, Madelin, article 83) vers un PER de 5 % à 1 % des droits acquis. Sur un PERP de 60 000 €, ça ramène une facture qui pouvait atteindre 3 000 € à 600 € maximum, et à 0 € si votre contrat a plus de dix ans. Concrètement, ce qui pouvait dissuader un transfert il y a encore deux ans pèse aujourd'hui beaucoup moins lourd dans la décision.

Mon avis : ce que je regarde avant de recommander un transfert

Je ne dis jamais à un client de transférer son PERP par principe, même avec des frais désormais réduits. Certains vieux contrats portent des taux techniques garantis ou des options de rente bonifiée qui datent d'une autre époque et qui disparaissent définitivement au transfert : les perdre sans les avoir identifiés serait une erreur, pas un progrès. Ce que je fais systématiquement, c'est regarder les conditions précises du contrat existant avant de comparer avec ce qu'apporterait un PER : la souplesse de sortie et la gestion pilotée ont un vrai intérêt, mais seulement si elles ne se substituent pas à un avantage réel que vous auriez ailleurs. Un PER, comme je le dis souvent, se suit dans la durée : un transfert de PERP ne fait pas exception, la décision se prend contrat en main, pas sur une règle générale.

Questions fréquentes

Puis-je encore ouvrir un PERP en 2026 ?

Non, le PERP n'est plus proposé aux nouveaux souscripteurs depuis le 1er octobre 2020. Seuls les contrats ouverts avant cette date continuent d'exister.

Suis-je obligé de transférer mon PERP vers un PER ?

Non, rien ne vous y oblige. Vous pouvez continuer à verser sur votre PERP existant ou le laisser tel quel jusqu'à la retraite.

Combien coûte le transfert d'un PERP vers un PER ?

Depuis le 24 octobre 2024, les frais sont plafonnés à 1 % des droits acquis si le contrat a moins de 10 ans, et gratuits au-delà. Ce plafond était encore de 5 % avant cette date.

Le transfert d'un PERP vers un PER est-il fiscalement neutre ?

Oui, le transfert lui-même ne déclenche aucune imposition. Il n'y a de fiscalité qu'au moment où vous récupérez les fonds, selon les règles du PER.

Ai-je toujours intérêt à transférer mon PERP ?

Pas systématiquement. Certains anciens contrats offrent des taux garantis ou des options de rente avantageuses qui disparaissent au transfert. Ça se regarde contrat par contrat, pas par principe.

Un vieux PERP qui dort quelque part ?

Parlons-en simplement

En quelques minutes, je regarde avec vous les conditions précises de votre contrat et si un transfert vers un PER a du sens.