Entre le CHU, les cliniques et les nombreux cabinets libéraux, Besançon compte une forte concentration de médecins et professionnels de santé exerçant en libéral. Beaucoup découvrent tard une réalité peu intuitive : malgré un bon niveau de revenu, leur retraite future est souvent bien inférieure à celle d'un salarié équivalent, et leur protection en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité, plus fragile.
Une retraite structurellement plus faible qu'un salarié
Pour un médecin libéral, le taux de remplacement à la retraite (la part du dernier revenu d'activité que représente la pension) se situe généralement entre 30 % et 50 %, contre des niveaux souvent plus élevés pour un salarié à carrière comparable. Cet écart s'explique par la structure même du régime de retraite des professions libérales de santé (CARMF pour les médecins), pensé différemment du régime général. Sans anticipation, la baisse de revenu au moment de la retraite peut être brutale.
Le PER, un levier particulièrement puissant pour votre statut
C'est là que le PER prend tout son sens. En tant qu'indépendant, votre plafond de déduction est nettement plus élevé que celui d'un salarié : jusqu'à 88 911 € en 2026, contre 37 680 € pour un salarié, ce qui permet de compenser à la fois l'écart de retraite et une fiscalité professionnelle souvent tendue. Le PER a par ailleurs remplacé les anciens contrats Madelin pour les nouvelles souscriptions ; si vous détenez encore un contrat Madelin, un transfert vers un PER mérite d'être étudié au cas par cas.
Anticiper la prévoyance, pas seulement l'épargne
Un salarié en arrêt de travail conserve une partie de son revenu grâce à la sécurité sociale et souvent à une prévoyance d'entreprise. Pour une profession libérale, la couverture de base est nettement plus limitée : un arrêt de travail prolongé peut avoir un impact direct et important sur vos revenus, sans filet de sécurité équivalent. Une prévoyance bien dimensionnée, pensée en cohérence avec votre statut, est aussi essentielle que l'épargne retraite elle-même.
La structuration de votre activité compte aussi
Exercice en nom propre (BNC) ou en société d'exercice libéral (SEL) : ce choix a des conséquences directes sur votre fiscalité personnelle, votre couverture sociale, et votre capacité à optimiser la rémunération que vous vous versez. C'est un sujet à traiter en lien avec votre expert-comptable, mais qui influence directement la stratégie patrimoniale à construire autour.